Ils sont dans les vignes (1952) – Retour sur une comédie policière savoureuse
En mars 1952, Ciné Revue consacrait une page entière à une petite pépite du cinéma français : Ils sont dans les vignes, une comédie teintée de mystère et d’esprit méridional, portée par un casting savoureux où l’on retrouve notamment Line Renaud, alors au début de sa carrière cinématographique.
Un village bouleversé par une étrange affaire
L’histoire se déroule dans un village viticole paisible… du moins en apparence. Tout bascule lorsqu’un habitué du café local, connu pour sa passion immodérée du vin du pays, s’effondre soudainement après avoir vidé plusieurs bouteilles de « Rokofol », une boisson alcoolisée nouvelle et particulièrement redoutée par certains villageois.
Cette mort brutale sème l’inquiétude. On murmure, on accuse, on se regarde de travers : le climat devient rapidement électrique. Le commissaire, complètement dépassé par les événements, tente de ramener un semblant d’ordre, tandis que Arbanier, un personnage excentrique et déterminé, multiplie les interventions théâtrales pour faire respecter un règlement… qu’il semble être le seul à comprendre.
Line Renaud, un premier rôle tout en fraîcheur
Au milieu de ce tumulte, Line Renaud incarne Rose, une jeune femme douce et lumineuse, très appréciée des habitants. Ses scènes au café, notamment face à l’acteur Maurice Regamey, ajoutent une touche de charme et de légèreté à l’ensemble. Le magazine de l’époque souligne déjà sa présence à l’écran : élégante, expressive, parfaitement à l’aise dans un mélange d’humour et d’émotion.
Une galerie de personnages hauts en couleur
Ces silhouettes typiques de la comédie française d’après-guerre donnent au film son caractère populaire, vivant et profondément ancré dans le terroir.
Une comédie policière ancrée dans son époque
L’article de Ciné Revue décrivait le film comme un divertissement régional, rythmé par des quiproquos, des scènes de café animées et un mystère léger mais accrocheur. Le ton général oscillait entre humour villageois et petite enquête policière, un style très en vogue dans les années 1950.
Au-delà de l’intrigue, la revue soulignait l’ambiance chaleureuse du tournage, l’esprit bon enfant, et la dynamique de groupe du casting, qui se ressent à l’écran.
Un témoignage précieux de la jeunesse de Line Renaud
Pour les admirateurs et collectionneurs, cette page de Ciné Revue constitue aujourd’hui un document précieux : elle capture l’un des tout premiers pas de Line Renaud au cinéma, à seulement 23 ans. Sa présence radieuse y est mise en valeur, annonçant déjà la carrière protéiforme qu’on lui connaît.